Sanibonani
Arrivée prévue 11h. Atterrissage 11h20. 20mn de retard.
Le personnel de bord s'est excusé, tout c'est bien passé,
je suis bien arrivé en South Africa.
Jean Raymond et l'équipe nous accueillent, petit tour à
l'hôtel, repas, et nous voilà déjà au travail.
Lecture du scénario, non d'abord gros point sur la sécurité.
Très important la SECURITE à Johannesburg et JR insiste
bien.
Comme un bon père qu'il est pour nous et nous comme des bons
enfants sauvages que nous sommes si nous devions une fois écouter
les consignes de notre metteur, c'est bien ici tant l'insécurité
est à craindre. C'est la première chose dont on nous parle.
Bon ras-le-bol sur la sécurité. Ou en étais-je ?
Ah oui
Déplacement l'après midi à Soweto
Endroit historique. Qui n'a pas entendu parler des soulèvements
de Soweto?
Je pars avec Martine, Roger, JR, Elise, et Sarah, pour rencontrer un groupe
de danse avec qui nous allons travailler. Je demande à Sifiso si
c'est dangereux à Soweto, à peine arrivée, il verrouille
sa portière et ferme sa vitre. Pas besoin d'en rajouter (nous rions).
Sifiso habite Soweto mais tous les habitants ne connaissent pas tous les
quartiers. C'est très étendu. Sifiso travaille avec nous
sur l'artistique, il dirige un groupe théâtre danse et 30
de ces jeunes feront partie du spectacle. Ils seront nos leader Dolls...
Je suis dans Soweto, mes yeux s'arrêtent sur tout et sur rien.
Il y a encore quelques années on ne rentrait pas dans ce Township.
Alors respect.
Nous
arrivons sur le lieu où les enfants répètent leurs
chorégraphies. Endroit grillagé comme partout ailleurs,
le terrain de basket sans les poteaux sert de lieu de répétition,
autour des salles de classes avec un très beau jardin, 120 enfants
âgés de 5 à 16 ans nous présentent leurs chorégraphies,
dirigé par Dora, leur chorégraphe. Le soleil se couche sur
Soweto, les cheminés fument, moment d'émotion
Changement d'ambiance
On rentre chez nous
Hôtel portugais
Ici c'est un peu Lisboa, (j'en profite pour saluer jojo). On est protégé
par un mec à l'entrée, il est armé avec un fusil
à pompe. Très beau le fusil, bien astiqué, avec des
parties en métal
Strange
Côté déco, construction, il y'a du taf ! 30
dolls à construire, et 130 enfants et jeunes à habiller.
Gros truc. L'image de Kiké sera à mon avis très belle.
Notre travail artistique avec le groupe de Sifiso consiste : à
les faire pousser nos Dolls, marcher au même rythme, en ligne, respecter
les distance, se placer dans un cercle pour laisser apparaître au
centre du stade une centaine d'enfants.
Au
début nous devions faire une parade dans la rue. Mais comme le
projet a changé nous nous retrouvons à faire une image pour
l'ouverture les All Africa Games. Nous sommes donc dans une grosse machine
de show-biz, et malgré cela l'organisation craint.
Pour l'instant le travail et nos relations avec le groupe de danse de
Soweto se passent bien. Dès qu'ils ont appris une chose, ils sont
réglés comme une horloge. Par contre, dès que nous
voulons changer, là c'est la panique. Mais tout va bien.
Martine fait de remarquables progrès en anglais. Moi je parle très
peu alors je galère. Et la pantomime ou l'art d'expliquer en jouant
les situations, à 1800 mètres d'altitude, cela fatigue beaucoup
plus. L'année prochaine "I shall go to do a stage at L'AFDAS".
De toute façon ici, ça ne suffit pas, il faut aussi traduire
en ZOULOU et là il y a Mike pour traduire. Mike est notre chauffeur,
et bien plus aussi.
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