le 2 décembre 1997
Arrivée

Nous y sommes malgré le vent la neige la tramontane et les angines de poitrine. Nous sommes arrivés avec une heure de retard à Addis : atterrissage minuit dix.
Tombée de la nuit à Addis (© Vincent Muteau) Thomas de l'ambassade nous attend derrière les guichets de la douane ; heureusement car le douanier nous avait tamponné nos passeports à la date du 3 novembre. Nous récupérons bagages puis re-douane et enfin la sortie. Marc nous attend dehors. A son cou, le noeud papillon troqué le jour de la crémaillère chez les Dordoigne Moretus.
Voiture, traversée d'Addis la nuit.
Arrivée maison de Marc ; embrassade, déballage, bagage, saucisson, vin rouge.
Marc nous apprend que notre matériel est bloqué à la douane. Le changement d'adresse n'ayant pas été effectué nous devrons soit racheter les outils, soit déposer une caution équivalente au montant du matos. Bon demain, il fera jour, demain.
Pensées pour ma famille, je passe le relais à Luc.
JRJ
 
Arrivée à Addis (© Vincent Muteau) Jean-Raymond est très grand, il se cogne partout. En quête d'exotisme nous avons acheté du vin espagnol au duty free d'Addis Ababa, Kike est content car c'est du très bon vin. Achil aussi trouve que c'est une bonne idée... Moi j'ai toujours été un inconditionnel du Sangre de Toro, mais ça, c'est une autre affaire.
Donc, sortis de l'aéroport, les lumières de la ville se font discrètes, peu de bruits, les chiens hurlent aux hyènes, nous descendons vers Addis Ababa, les senteurs de la ville nous humectent agréablement. La maison de Marc nous attend, accueillante.
Ca y est, plus aucun doute, nous y sommes, demain sera un premier jour.
Kike et Achil souhaitent bien le bonsoir à tout le monde...
 

Dena, le 3 décembre 97

Cette première journée a brûlé comme une feuille de papier cigarette.
Pancarte Circus (© Vincent Muteau) Après une nuit courte, lever ensoleillé sans électricité, le courant est coupé le deuxième mercredi du mois. Petit déjeuner aux oeufs suivi d'une réunion, on essaye de faire un tour du projet avec Marc, pas simple notre histoire, sinon, on ne serait pas là... D'ici, j'entends tintinnabuler Thierry L. "Hé! Hé! JR, toujours dans la M...E!
Ce qui me console c'est que la semaine prochaine vous arrivez.
Au cours de cette séance de travail nous avons abordé le problème de notre matériel bloqué à la douane, nous avons opté pour récupérer les outils, il faut passer par un transitaire, qui prends 2000 birs de commission plus 5000 birs de taxes douanières.... cela fait réfléchir...
Nous nous sommes rendus au Circus, les kids ont toujours autant la pêche, nous avons assisté à un filage général du nouveau spectacle qui gagne de plus en plus en humour, certains d'entre eux sont vraiment de très bons clowns.
Les kids ont la pêche (© Vincent Muteau) Demain, nous avons meeting avec l'ensemble des partenaires, Alliance Française, Chemin de fer, Ambassade de France... Nous allons apporter demain des solutions d'hébergement et leur coût. Pour l'instant, rien n'est encore décidé et le budget se resserre. Nous n'avons pas encore de véhicule de l'ambassade à notre disposition, nous espérons que tout cela va se régler rapidement.
Message de prévention pour les futurs arrivants: sont bienvenus ici, quelques habits chauds car les nuits sont fraîches (10 à 12 degrés), le fromage, saucisson et vin sont très bien accueillis.
C'étaient les nouvelles du jour.
JR, Kike, Achil et Luc
 

Addis Ababa, le 4 décembre 0H12
"Maison de Marc, les malles ne sont toujours pas là"

Que sommes nous venus faire ici? Un événement? un spectacle? Des Opositos et des Circus Ethiopia together for a show éthiopio-français, mais comment faire? On a commencé aujourd'hui...
La séance de travail de ce matin avec nos partenaires s 'est bien déroulée, ils sont favorables et ouverts au projet. L'alliance française est dans le coup avec moi, nous déjeunons ensemble demain. Pour que le projet puisse avancer dans l'ordre des choses d'ici, l'ambassadeur de France doit écrire au ministre des affaires étrangères qui nous désignera soit le ministère de la coopération ou celui du tourisme comme interface.
La gare (© Vincent Muteau) Après le repas fort bon - on mange très bien ici -, nous sommes allés à la banque. Que tout le monde déclare bien ses devises et remplisse correctement le formulaire bleu délivré à la douane à Addis... Vérifier également la date du tampon apposée par la nana du guichet des douanes, pour nous elle s'est trompée d'un mois, on aurait déjà du être partis...
Visite à la gare, on a vu un train. Repérage électrique, Titi Man, ça peut le faire... 17H, nous nous rendons au théâtre national voir le spectacle du Circus, celui qu'ils feront le soir de l'événement. Pour l'instant, la forme du spectacle du 10 janvier n'est pas encore arrêtée, mais on s'oriente vers une parade à la tombée de la nuit avec les 100 jeunes du cirque aboutissant à la gare. Cette parade laissera place au spectacle intégral du Circus, peut-être dans une scénographie Oposito, et la fin du show, une image de clôture réunissant tout le monde. Les ateliers ne sont pas encore mis en place. Pour l'instant, vous comprendrez, on déblaye.
JRJ

Rue d'Addis (© Vincent Muteau) 48h exactement depuis notre arrivée, nous commençons à Voir et à Entendre Addis, le trafic automobile est surprenant, pas de feu ni de stop, pas de panneaux, des Klaxons mais pas d'empoignades, ça coule, ça roule, apparemment très peu d'accidents. Des mendiants te demandent la pièce à chaque carrefour. Nous nous sommes promenés quelque peu à Addis sans guide, sans chauffeur ni escorte!!! Les femmes sont belles, fines et souriantes. La joie des jeunes du Circus est impressionnante, leur jeu s'en ressent, une espèce de bonheur les et nous transcende.
Nous avons hâte de vous le faire partager.
Achil