AVRIL
Blanc-Mesnil
27 Lu
28 Ma
29 Me Centres de loisirs de Noisy-le-Sec se rendent au Forum 14h30 : spectacle du Circus Ethiopia au Forum
"Ethiopie en Fête"  Blanc-Mesnil
30 Je 14h30 : spectacle du Circus Ethiopia au Forum
1 Ve
 
2 Sa Bus Départ centre Gérard Philippe 15h30 - 24 h : Journée Carnet de Bord Rhinocéros 98 
Représentation du Circus Ethiopia
3 Di
 

Ethiopie en fête
Forum Culturel de Blanc-Mesnil
du 2 au 30 mai 1998

Carnet de bord, Cie Oposito
Le Circus Ethiopia
Ethiopie, Raymond Depardon
Arts plastiques : Ethiopie, la création contemporaine
Photographies des Studios d'Addis Abeba
Renseignements pratiques

Carnet de bord, Cie Oposito
du 2 au 30 mai 1998

Depuis 1991, la ville de Blanc-Mesnil développe un jumelage-coopération avec Debré Behran, localité située à 150 km au nord de la capitale éthiopienne. Elle est d'ailleurs la seule ville au monde à entretenir ce lien avec une ville éthiopienne. Ce jumelage ne se veut pas seulement économique et technique. Il a été envisagé comme un échange entre les deux populations.
Le Forum Culturel de Blanc-Mesnil a voulu élargir ce lien en lui donnant une dimension culturelle et en rapprochant artistes français et éthiopiens.
Aweke et Kike (© Oposito)C'est ainsi que la compagnie de théâtre de rue Oposito a passé sept semaines à Addis Abeba pour bâtir un véritable chantier de coopération avec les artistes du Circus Ethiopia ; projet qu'ils ont baptisé RHINOCEROS 98 du nom de la première locomotive éthiopienne livrée par la France. Cette rencontre a donné naissance à une grande parade de rue qui comme la locomotive a trouvé son point d'encrage dans la gare d'Addis Abeba.
Pendant leur séjour à Addis Abeba, les membres de la Cie Oposito ont écrit leur Carnet de Bord édité sur Internet : www.lefourneau.com. Ces pages témoignent de leurs doutes, de leurs incertitudes mais aussi de leurs avancées et du formidable bonheur qu'ils ont eu à inventer cette histoire.
De retour de voyage, ils vous invitent à venir partager leurs émotions, en vous ouvrant en grand leur Carnet de bord. Enrique Jimenez,  plasticien du groupe, a donné vie à celui-ci le faisant passer du virtuel à la réalité, en réalisant une installation plastique, un espace de rencontres, avec un cybercafé aux odeurs d'épices où s'exposeront  les mots, dessins, peintures, photos et images vidéo retraçant leur rencontre avec l'Ethiopie et le Circus Ethiopia.
 

Ont conçu et réalisé cet espace :
Jean-Raymond Jacob/Enrique Jimenez
Scénographie : Enrique Jimenez assisté d'Achil Bras
Site internet : réalisation Yffic Cloarec assisté de Claude Morizur et Michèle Bosseur
Décoration : Philou Jacob
Photos : Vincent Muteau
Dessins : Enrique Jimenez et Martine Rateau
Images vidéo : Martine Hussenot
Lumières : Thierry Tougeron


Le Circus Ethiopia

Dans le cadre de la soirée Carnet de bord :
Together, création 98 du Circus Ethiopia - samedi 2 mai à 20h30
Concert et danse avec le Circus Ethiopia Band - samedi 2 mai à 23h

Depuis plus de six ans, dans les rues de six grandes villes d'Ethiopie, le Circus Ethiopia développe les arts du cirque et du spectacle vivant. Né à Addis Abeba de la fusion de jeunes sportifs et d'enfants de tous les milieux sociaux, copiant d'abord le cirque occidental classique, le cirque éthiopien a trouvé sa singularité en intégrant la danse, la chanson traditionnelle, le théâtre, les figures collectives dans son travail artistique.
Acrobates (© Vincent Muteau)Développer les arts du cirque n'est pas la seule vocation du Circus Ethiopia. Il vise aussi à élaborer de nouvelles relations sociales notamment en éduquant les enfants défavorisés. Beaucoup d'enfants qui ont intégré la formation vivaient auparavant dans la rue. Tout en s'exerçant aux diverses disciplines sportives, ils suivent parallèlement une scolarité.
Le Circus Ethiopia est aujourd'hui formé de quatre branches distinctes représentant quatre ethnies dans cinq villes (Addis Abeba, Debré Behran, Nazareth, Mekele, Djimma). Chacune est composée d'une troupe, d'une école et d'un programme d'aide aux enfants des rues.
Le Circus a reçu l'appui de metteurs en scène de théâtre en Ethiopie et d'artistes étrangers dont ceux d'Oposito, du Cirque du Soleil et des Cousins. Les jeunes artistes éthiopiens veulent donner une autre image de leur pays que celle de la pauvreté, être un outil de communication et d'information, construire un lieu de résidence où les enfants puissent apprendre et créer. Les bénéfices de la tournée 98 serviront au financement de ce projet. En 1997, 35 enfants de la troupe d'Addis Abeba, chanteurs, musiciens, acrobates, jongleurs et comédiens, s'étaient déjà produits dans 17 villes d'Europe.

Après la représentation de Together, rencontre avec les équipes de la Cie Oposito et du Circus Ethiopia et projection de "9mm pour RHINOCEROS 98", vidéo réalisée par Martine Hussenot.


Ethiopie, une exposition inédite de Raymond Depardon 
du 2 au 30 mai 1998

Raymond Depardon, photographe et cinéaste, membre de l'agence Magnum, expose pour la première fois quarante photographies issues de ses voyages récents en Ethiopie. Nous en retrouvons certaines dans son livre La Porte des larmes qu'il a réalisé avec Jean-Claude Guillebaud.
 
© Raymond Depardon"Longtemps après ma première visite en Ethiopie, j'ai gardé une joie douce et un peu mystérieuse en pensant à ce pays unique, pudique et mélancolique.
C'était au milieu des années soixante. Je suivais la reine Elisabeth en visite officielle dans cette Abyssinie féodale. Par la suite, les voyages ne furent que prétextes pour retrouver cette sensation et revoir cette Ethiopie.
Aujourd'hui, en remontant la route historique, ma nostalgie a disparu. J'ai découvert un pays en paix, un pays nouveau, enfin débarrassé de son passé douloureux."
Raymond Depardon


Cabaret littéraire et photographique (mardi 5 mai à 20h30) : rencontre avec Raymond Depardon et Jean-Claude Guillebaud autour de leur livre, La Porte des larmes.


Arts plastiques, Ethiopie, la création contemporaine
du 2 au 30 mai

Cette exposition accueille dix jeunes plasticiens de l'art contemporain éthiopien.
Artisans visionnaires d'une nouvelle Ethiopie, ces artistes se battent pour créer leur langage et leur identité, établir un pont entre l'ancien et le moderne.
Arts plastiquesLibérés de toute doctrine religieuse ou politique, ils expérimentent des voies nouvelles.
Parmi les dix artistes accueillis à Blanc-Mesnil, cinq font partie du groupe Dimension. Le groupe Dimension composé de huit plasticiens est représentatif de la nouvelle génération. Leur travail est très différent autant dans la forme que dans la conception. Après des études à l'école des beaux-arts d'Addis Abeba puis dans différentes écoles européennes et américaines, ils pensent que l'artiste doit être réceptif à toute influence, sans limite, le langage artistique étant universel.
Le nom Dimension a été traduit d'un mot amharique « awtar » qui signifie la corde d'une harpe ou un rayon de soleil. Chaque corde crée son propre son mais avec d'autres cordes, elle crée une mélodie. D'où l'idée pour chaque artiste d'apporter sa singularité afin que quelque chose de plus fort puisse être créé ensemble.
L'un des artistes de ce groupe, Behailu Bezabih, sera présent à Blanc-Mesnil du 29 avril au 6 mai.

L'exposition accueille des oeuvres de Behailu Bezabih, Bekele Mekonnen, Geta Mekonnen, Tadesse Mesfin, Mme Bisrat Shibabaw du groupe Dimension et de Lulseged Retta, Engedeget Tadesse, Mme Mihret Dawit, Mme Kelmua Hailu, Tibebe Terfa.


Les studios d'Addis Abeba
Exposition de photographies de studios, du début à la fin du vingtième siècle

Photos anthropologiques ou ethnographiques, photos d'Addis Abeba, de monarques ou de notables... Les premières remontent à 1867, prises par des membres de missions scientifiques ou diplomatiques, des écrivains ou des reporters. Mais c'est en 1904 que Bredos Boyadjian arrive en Ethiopie et installe un studio à Addis Abeba. Photographe officiel de la cour impériale, il poussera ses fils à prendre sa succession. D'autres studios s'établiront par la suite, pour la plus grande part tenu par des Arméniens. C'est après 1938 qu'apparaissent les premiers studios éthiopiens qui se sont formés dans le pays au contact des photographes étrangers.
En 1974, redoutant le régime militaire qui vient de se mettre en place, les photographes étrangers quittent le pays et la photographie de studio ou de reportage est centralisée par le ministère de l'Information. A cette époque, si la photographie de reportage est découragée par les autorités au pouvoir, celle de studio se popularise. On assiste à une véritable explosion du nombre de studios et au développement du portrait.
Les photos exposées parcourent un siècle en Abyssinie. Un panorama riche d'enseignements aussi bien sur la société que sur les techniques utilisées. Portraits impériaux et de notables de la première moitié du siècle, photos souvenirs, de passeports, photos de mode... un parcours à travers les âges.

Renseignements pratiques

  • tarifs : gratuité totale pendant toute la manifestation
  • plan d'accès :
    • en voiture :
      • Autoroute A3 (porte de Bagnolet), sortir à Aulnay centre, suivre le fléchage pour Blanc-Mesnil centre, suivre Blanc-Mesnil-nord jusqu'au Château d'eau.
      • Autoroute A1 (porte de la Chapelle), sortie Blanc-Mesnil puis flêchage Forum culturel.
    • en transports en commun : RER B station Drancy et bus 148 ou 346 arrêt libération.